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 SG-17: Perdus dans un monde de glace

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Kayan Scott
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MessageSujet: SG-17: Perdus dans un monde de glace   Jeu 10 Déc - 22:40

Bon aller, une fic de votre admin préféré Twisted Evil

Dites moi ce que vous en pensez!

SG-17 : perdu dans un monde de glace

Chapitre 1 : Arrivée peu commune

Froid, humidité, ce sont les premières choses que je sens lorsque je me réveille. J’ouvre les yeux, je ne vois que du blanc, du blanc et encore du blanc. Je ne sais pas où je suis, perdu. Je me relève et touche cette marée blanche, de la neige, de la neige à perte de vue. D’habitude j’aime la neige, mais là ce n’est pas ce que je voudrais. J’ai froid, j’ai faim.
Je regarde autour de moi, il n’y a aucune montagne, peut être suis-je au sommet ? Je ne vois pas non plus la Porte des Etoiles. Je suis seul, seul dans une immensité neigeuse d’une planète inconnue sans avoir la possibilité de partir. Je suis déjà trempé jusqu’aux os. Ça ne m’étonnerais pas que soit presque en hypothermie… je ne sais pas depuis combien de temps je suis resté dans cette neige sans bouger. J’essaye de me lever, une douleur fulgurante me traverse la jambe droite. Impossible pour le moment de me lever. Tenter de me soigner serait l’idéal, je cherche mon sac, il devrait être quelque part.
Je ne le vois pas, il n’est pas juste à côté de moi. Je continue d’explorer des yeux les environs, plus en détail, afin de trouver une solution, trouver quelque chose ou quelqu’un. C’est à ce moment que j’aperçois une tache noire sur un fond blanc. Il y a enfin quelque chose dans cette marée blanche.
Je me traine comme je peux jusqu’à cette bosse noire, c’est assez simple étant donné que c’est de la neige et qu’elle est encore assez dure et lisse. J’arrive dans une petite pente, très légère, je me laisse glisser tranquillement. Plus je m’approche de cette bosse, plus je distingue mon sac, ce doit être ça. Oui, c’est mon sac ! Je l’attrape au passage puis je continue de descendre tranquillement jusqu’à ce que la pente devienne de plus en plus raide. Je prends de plus en plus de vitesse. Heureusement, une forêt apparait devant mes yeux. Le seul point négatif c’est que je suis entrain de prendre beaucoup de vitesse.

***

Maintenant, je ne vois que du noir, ça change du blanc. Je ne sens plus rien, je ne vois plus rien. C’est bizarre. J’ouvre à nouveau les yeux, ce n’est plus du blanc que je vois mais du vert et du brun. Je me suis écrasé dans la forêt. Je n’aime pas ce sentiment, j’ai l’impression d’être en mille morceaux. Lorsque je bouge, j’ai mal partout. J’aimerais bien retrouver la Porte, je ne sais pas comment je suis arrivé la, je ne sais pas non plus comment je vais repartir.

Après quelques minutes de lutte contre moi-même, j’arrive enfin à m’asseoir contre un arbre. J’arrive enfin à regarder ma jambe, il n’y a pas que la neige qui me donne froid. J’ai une longue entaille sur tout le mollet, j’ai peut-être perdu beaucoup de sang, bien que le froid ait ralenti de beaucoup l’écoulement du sang.

Je farfouille dans mon sac, à la recherche du matériel médical de secours. Il m’en manque une partie, je ne sais pas pourquoi. Dans mes souvenirs quand je suis parti tout était complet. C’est bizarre, je ne sais pas où sont passés les trois autres. Je passe de longues minutes à soigner ma jambe, je pense qu’elle est fracturée et mais je n’en suis pas sûr. Maintenant que j’ai du bois à perte de vue, je pourrais enfin me faire une attelle en attendant de pouvoir rentrer à la maison.

En premier je sors une bande stérile de mon sac, ainsi que le nécessaire pour soigner le mieux possible ma jambe. J’attache la bande le plus serré possible autour de mon mollet pour arrêter le plus vite possible le saignement, mais je ne la serre pas trop pour éviter de ne plus avoir de sang qui parvient dans le pied. Puis je prends mon couteau d’attaque pour me faire une attelle avec les morceaux de bois qui se trouvent aux abords de ma position. Puis je sors de la ficelle (eh oui, on a toujours ce qu’il faut) pour attacher ces morceaux de bois.

J’ai encore mal partout, il m’a fallu pas moins d’une heure pour terminer mon pansement et mon attelle. Je regarde ma montre, il est 9 heures du soir sur Terre. Mon ventre commence à gargouiller, je mange une demi-barre énergétique de secours. Il faut que je les économise, je n’en ai pas beaucoup. Il va falloir que je trouve la Porte, ou un village afin que je puisse, soit rentrer, soit avoir des informations sur la planète.

Je me repose encore pendant une heure, afin d’avoir le maximum d’énergie pour continuer ma route à travers la neige, l’avantage c’est que je sais revenir sur mes pas, il suffit simplement de les suivre, mais ça c’est tant qu’il ne neige pas derrière moi… Et le point négatif c’est que tout est blanc, donc on ne voit ni les trous, ni les bosses et encore moins les crevasses, il va falloir être très prudent. De plus, je n’ai pas les habits nécessaires à la marche sur la neige, je vais m’enfoncer… et ayant mal à une jambe ce n’est pas l’idéal.

J’arrive à me lever, ce n’est pas sans peine, m’appuyant sur tous les arbres qui se présentent à moi, je marche, je marche sans savoir dans quelle direction je vais, tout ce que je veux c’est marcher et enfin avoir chaud. Mes habits sont trempes, ils ne sont pas fait pour la neige et le froid, mais pour des planètes normales, comme la Terre, par contre, j’ai pris les noirs, heureusement, comme ça j’aurais un peu plus chaud au soleil. J’avance, avance, avance, c’est ma seul raison d’être, je ne pense plus à ce que je vais faire, ce que je suis entrain de faire, mais simplement à mettre un pied devant l’autre, sans réfléchir à la douleur ou à quoi que ce soit d’autre. Au bout de dix minutes, je m’effondre à nouveaux sur le sol, je n’ai plus de force, plus du tout de force, je ferme les yeux et m’endors.

***

Quand je me réveille à nouveaux, il fait noir, complètement noir. Je ne sais pas combien de temps je suis passé couché sur le sol de la forêt, ce que je remarque c’est que je n’ai pas bougé, je suis resté dans la même position inconfortable. Je me tourne sur le dos. J’ai toujours mal partout, sans comprendre ce qui s’est passé. Je me relève, il me faut encore pas moins de dix minutes pour y arriver. C’est à ce moment que je trouve une branche sur le sol, qui semble être assez grande pour ma taille et assez robuste pour ne pas se casser sous mon poids. Je prends cette branche et m’appuie dessus afin d’avancer, de l’autre bras, je me soutiens aux arbres qui se trouvent sur mon chemin.

Je marche pendant des heures et des heures quand je trouve enfin quelque chose, il y a des maisons, enfin une sorte de village, entouré de murs, une forteresse. Je m’approche de plus en plus, tout semble vide, abandonné. J’entre par une porte qui semble ouverte, c’est une sorte de village médiéval, je frappe à une des portes, personne. Il fait nuit, ce doit être ça. Je me pose devant une fontaine, et je ferme les yeux, j’ai besoin de dormir, j’espère que je ne vais pas être mis en prison pour avoir dormi sans autorisation devant la fontaine du village.

Chapitre 2: Le village fantôme

Le soleil se leva et je me réveillai, tranquillement j’ouvris un œil après l’autre. Bien que je me sois reposé comme il fallait, la douleur de me quittait pas, elle était toujours présente et toujours aussi forte…
Je regardai autour de moi, personne, toujours personne et encore personne. C’était à se dire que le village était un village fantôme. Manque de chance pour moi. Je me relève tranquillement afin de ne pas me faire plus mal que ce que je n’ai déjà. Je reprends ma branche qui me sert de béquille et part vers la première maison. J’entre, sans frapper puisque personne n’existe dans ce village.
Ce qui me frappe en rentrant c’est qu’il n’y a presque pas de poussière, que des fruits sont posés sur la table, des fruits encore non moisis. Etant donné que j’ai faim, que je n’ai pas beaucoup de nourriture sur moi, je prends un de ces fruits, et mord dedans à pleine dents. Le gout n’est pas ce que j’attendais, il est acide et très dégoutant, mais je le mange en entier, la faim a pris le dessus.

J’explore la maison, on dirait que les lits ont été faits avant de partir… enfin, ce sont des lits de paille mais qui sont entretenus et sans poussière, même pas froissés. Bizarre, plus que bizarre. Bon, au moins j’ai de la nourriture pour quelques jours. Je décide de rester dans cette maison, j’ai un lit, je suis protégé de la pluie et la nourriture est déjà sur place.
Je retourne vers la table avec les fruits et en prend un deuxième, cette fois-ci pas le même que le premier. Malheureusement, le gout n’est toujours pas au rendez-vous. Malgré ces désagréments, je le fini quand même. Puis je décide de sortir de la maison à la recherche de quoi me laver ou de quoi me tenir chaud. Parce que je n’ai trouvé aucun vêtement capable de me tenir plus chaud que les glaçons que je porte.

J’entre dans la demeure d’à côté. La disposition est identique à celle que j’occupe actuellement. Les mêmes fruits sont dans la corbeille sur la table. Les mêmes vêtements sont dans l’armoire, les meubles aux mêmes emplacements. Etrange tout de même. Je continue ma quête, m’enfonçant de plus en plus vers les hauteurs de la forteresse, les maisons sont de plus en plus grandes et différentes chacune. J’entre dans ce qui me semble être une grande maison. Dans celle-ci je trouve des morceaux de viande, elle ne me donne absolument pas envie, verte par endroits. Je continue mon exploration jusqu’à ce que je trouve ce qui me semble être une chambre, je farfouille dans les armoires à la recherche d’habits chauds. Ce que je trouve c’est des couvertures de laine qui grattent comme celle de l’armée. Mais au moins c’est chaud et je ne risque pas de me déshabiller de si tôt. Continuant mes recherches, je trouve quelques habits, qui ne sont qu’en toile, qui pourraient être de ma taille, je les prends, il faudra de toute façon que je fasse sécher mes habits actuels.

Je redescends, non sans peine jusqu’à la maison que j’ai choisie d’habiter. Là bas, je pose mes affaires à côté du lit, me disant que ce soir j’aurais bon chaud sous ce tas de couverture. Puis je sors me laver un peu à la fontaine. Bien que l’eau soit froide voire gelée, je prends quand même plaisir à la passer sur mon visage et sur mes bras. Je décide enfin à me faire un feu, je prends quelque branches qui trainent par-ci par là et je les poses dans la cheminée, puis je prends mon briquet et je tente de faire brûler les branches, étant donné qu’elles sont un peu humides, le feu a de la peine à démarrer mais j’y arrive enfin après quelques minutes d’essais. Puis je me déshabille tranquillement et pose tout devant le feu pour que la chaleur les fasse sécher. J’enfile les habits trouvés dans la grande maison et m’emmitoufle dans les couvertures qui grattent. Je reste dans la même position pendant au moins trois heures avant de remanger un fruit et de regarder si mes habits sont secs. Manque de chance, ils ne sont pas encore secs et j’ai besoin d’autres branches car le feu va bientôt s’éteindre.
C’est avec grand malheur que je sors dans le froid avec mes habits d’été pour trouver quelques branches, allant de plus en plus loin dans la forteresse. Des que j’ai fini, je suis revenu vers la maison et je mis les bûches dans la cheminée. Après quelques minutes le feu reparti.
Au bout de cinq minutes, mes habits furent complètement secs. Je me rhabillai en vitesse puis je repris les couvertures afin de ne pas avoir froid.

Les fruits avaient du mal à passer, pendant toute la journée les je les ai sentis je n’arrivais pas les digérer. Manque de chance c’est la seule source de nourriture que j’ai. Je sens que je vais passer une nuit mouvementée.
Je me déplace tranquillement jusqu’au lit, et m’endors au bout de quelques minutes.

***

Après moins de deux heures de sommeil, je me réveille avec un mal de ventre horrible. C’est à peine si j’ose bouger. Je pense que ce sont les fruits, c’est la seule chose que j’ai mangé aujourd’hui. Il me faut au moins dix minutes avant de me dire que ce soit bien de me lever, de faire quelque chose, parce qu’avec le mal de ventre que j’ai, ce n’est pas l’idéal pour dormir.
J’eu à peine le temps de me lever que je vomi mes tripes juste à côté du lit. Je pense que je vais déménager après cette mauvaise passe. Pour le moment, ce n’est pas l’idéal de réfléchir à quelque chose. Je reste debout, sans bouger, je ne sais pas quoi faire, je continue de cracher mes entrailles au sol.

Au bout d’une heure de mal être, je suis enfin libéré de la tâche la plus désagréable qui soit. Je décide enfin à lever le camp et à aller dormir dans la maison d’à côté afin de ne pas être dérangé par l’odeur déplaisante qui règne dans la pièce actuellement. Je mis quelques voyages afin de déplacer toutes mes affaires, mais je pris bien soin de laisser les fruits restants à leur place.

Je me recouchais et fini ma nuit comme il se doit. Tranquillement sans me réveiller à nouveaux.

Chapitre 3 : Rencontre surprise

Pendant une journée entière, je passais toutes les maisons en revue afin de trouver autre chose à manger que leurs fruits dégoutants, mais il n’y avait rien, toute la viande qui restait sur place était verte, ce qui ne me donnait absolument pas envie de la manger. Il ne me fallu pas plus de deux jours pour finir mes rations de survie, bien que j’ais passé le plus de temps à essayer de les prolonger, il n’y avait rien à faire. Comme je ne trouvais pas moyen de me nourrir sur cette terre, il faudrait que je change d’endroit, que je trouve une terre ou il y a des fruits comestibles et où je pourrais trouver quelque chose de bon à manger, trouver ne serait-ce que des baies tel que les framboises ou les mûres.

Etant donné que cela faisait plus de deux jours que je me baladais avec le même pansement, je décidai de le changer, il fallait quand même que je me lave de temps en temps. Je profite de la fontaine qui se trouve juste à côté de la maison. Je pris le nécessaire et m’assis sur le bord du bassin, puis je pris bien soin d’enlever le bandage actuel. Regardant le résultat, la moitié de la plaie était infectée, ce n’était pas bon signe, surtout que je n’ai aucun antibiotique sur moi et que mon flacon de désinfectant était seulement à moitié plein. Je plonge ma jambe dans la fontaine, l’eau devient rapidement rouge, c’était normal, ma plaie ne s’est toujours pas refermée. Après l’avoir soigneusement séchée avec un des vêtements trouvé dans une des maisons, je me désinfectai sur toute la longueur de l’entaille. Puis je la recouvris à nouveau avec mon deuxième et dernier bandage stérile. En espérant que cette fois, le désinfectant enlève les bactéries et les virus. Je remis mon attelle et repartit dans la maison.

Je pris soins de réfléchir à ce qui avait bien pu arriver précédemment, je me souviens que SG-17 est partit par la Porte à destination de P5G-478, arrivés là bas, nous avons monté le campement à l’abri d’une zone boisée, près de la montagne. Notre mission était d’explorer la planète, un peuple pauvre et anciennement sous le joug des Goa’ulds vivait pas très loin. Nous avions trois jours.

La seule chose que je me souviens c’était que nous étions au courant qu’ils vivaient sur la planète, mais que eux ne savaient pas que nous étions là, notre deuxième but était de déterminer comment s’était organisé le peuple, car ils ont étés seuls pendant toute la guerre contre les Oris et que nous ne les avions pas encore aidé à se remettre debout.

Nous avons passé une nuit dans la tente et là s’arrête mes souvenirs, je ne sais ni où sont mes coéquipiers, ni où est passé mon arme, ni où se trouve ma radio. Je n’ai plus que la moitié de ce qu’il y a dans mon matériel médical de secours et mes rations de survies sont épuisées. Je suis dans un sale pétrin, sans savoir comment y ressortir.

Le plus embêtant c’est de n’avoir rien pour se soigner correctement, je ne suis même pas médecin. Je n’ai aucunes aptitudes spécifiques en médecin et j’aurais besoin de quelqu’un pour me soigner un peu plus correctement. Mais bon, je vais faire avec ce que j’ai.

***

J’ai passé encore une journée dans la même maison, à ne rien faire de mes journées à part explorer la forteresse qui n’est pas si grande que ça. Je n’ai presque rien trouvé à manger, a part quelques morceaux de viande encore bons et quelques restes de pain sec. Je ne sais pas pourquoi les gens de cette forteresse sont partis si vite, en laissant presque tout derrière eux, étant donné l’état du pain que j’ai trouvé, ce doit faire un ou deux jours avant que je sois arrivé qu’ils ont déserté le village.

Le soir arrivant, je me fis cuire un des derniers morceaux de viande qui me restaient, puis je me remis dans mon lit de paille avant de fermer les yeux.

***

Tout à coup, en plein milieux de la nuit, un bruit de porte me réveilla, je restai couché sans bouger. Des pas s’approchaient de moi, des pas légers, fluides. J’ouvris les yeux et regardai dans la direction des bruits. Je ne vis rien, c’était dans la pièce d’à côté. En essayant de faire le moins de bruits possible, je m’assis. Pendant quelques minutes je restai dans la même position, en regardant la table, seul meuble que je pouvais voir depuis mon lit. La personne ne s’était pas encore assez avancée pour que je sache qui c’était.
J’ai attendu dix minutes avant de me lever. Tout ceci en essayant toujours de ne pas faire de bruit. Je m’avançai tranquillement jusqu’à la porte de la chambre, encore ouverte et guignai. Je vis une petite personne, je pense que c’est un enfant. Il prit un des fruits dégoutants que j’avais laissé dans la corbeille posée au milieu de la table.
Je ne le vois que de dos, il a les cheveux qui lui descendent jusqu’aux épaules, châtains.
J’avais peur de m’avancer, je ne voulais pas lui faire peur, je voulais des réponses, seul lui pouvais peut être m’aider à avancer dans ma quête de la vérité. Je ne savais pas quoi faire. Quoi dire ?

Enfin, je décide de m’avancer dans la pièce, je ne sais comment mais l’enfant prenait un malin plaisir à dévorer son fruit… Je ne sais pas comment il fait, parce que moi j’avais du pousser des têtes plutôt horribles.
Il ne me voit pas, occupé à manger. Il jette le cœur du fruit dans la cheminée et me remarque. Il reste droit, comme paralysé.

- Bonjour, dis-je

Je n’ai aucune réponse.

- Comment t’appelles-tu ?

L’enfant réfléchit, je me demande s’il va quitter la pièce en courant ou s’il va me répondre. Quoi qu’il en soit, je préférerais qu’il me réponde, sans partir.

- Et toi ? me demande-t-il
- Ethan Scott, appelle-moi Ethan, c’est mon prénom

Il ne voulait toujours pas me dire son nom, j’accepte.
- Qu’est-ce que tu fais ici ? demandais-je
- C’est ma maison
- Tu vis tout seul ?
- Non, il y a mes parents, ils vont arriver

La peur s’empara de moi, tout un peuple revient ? Ou simplement les parents du jeune enfant ?
Je n’eu pas le temps de poser plus de questions, trois autres personnes entrèrent dans la pièce. Deux adultes et un autre enfant, plus âgé.

- Qui êtes-vous ? me demanda l’homme
- Lieutenant Ethan Scott, lui répondis-je machinalement
- Que faites-vous dans ma maison ?
- Je ne sais pas comment je suis arrivé sur votre planète, mais la seule chose que je sais c’est que j’ai trouvé votre village complètement désert et je pensais que vous ne viendriez plus, alors je me suis installé.

Ils ne me disent plus rien, ils parlent entre eux. J’ai le temps de bien les regarder, la femme a les cheveux noirs, assez long, un nez fin et des oreilles assez grandes, qui dépassent de sa chevelure imposante. Ses yeux sont gris clair, presque blanc.
Je présume que l’homme est son mari, lui a les cheveux plutôt clairs, entre le blond et le blanc, coupés courts, je dirais que c’est un peu à la militaire, rasé sur les côtés et plus long sur le dessus du crâne. Il porte une boucle d’oreille, on dirait que c’est un os d’animal, une toute petite côte, ou une dent. Il a les yeux de la même couleur que sa femme. Son nez est plutôt gros, assez large.
Le plus grand des enfants a un collier, fait aussi en os, mais cette fois, je sais que ce sont des dents, ça ressemble à des dents humaines. Il a aussi les yeux presque blanc, comme son frère. Ses cheveux sont blonds vénitiens, il a les mêmes oreilles que sa mère et le nez de son père. J’ai l’impression que les deux enfants sont jumeaux. A quelques exceptions près, la couleur des cheveux et l’âge.

Chapitre 4 : des questions ou des réponses ?

Je suis resté pendant une heure enfermé dans la chambre, ils devaient discuter je pense. Je ne sais pas ce que j’aurais fait si j’avais eu quelqu’un de vautré sur mon lit disant ne pas savoir comment il était arrivé là. Je les comprends, ils prennent leurs précautions, mais j’aimerais bien ne pas être mis en prison pour ça. Je ne connais même pas leurs lois, donc prudence.

Je commençais à perdre patience, ils mettaient trop long à mon gout, beaucoup trop long. Cela faisait deux heures à présent. Tout à coup, la porte de la chambre s’ouvrit et l’homme entra. Il me fit sursauter, je ne m’attendais pas à le voir, surtout depuis que j’avais perdu patience.

- D’où venez-vous ? me demanda-t-il
- Le nom de ma planète d’origine est Terre
- Vous venez d’une autre planète ?
- Oui
- Comment-êtes vous venus ? questionna l’homme
- Sur cette planète, je ne sais pas, je me suis réveillé dans la neige

Il me quitta à nouveau, je ne sais pas pour combien de temps, et je ne sais pas non plus pourquoi, à sa place, j’aurais continué mon interrogatoire un peu plus loin…

Je n’eu pas plus de vingt minutes à attendre, il revint à nouveau.

- Vous êtes venus par l’Anneau Ancestral ?
- Je ne sais pas, je n’ai aucune idée de comment je suis venu sur VOTRE planète, mais, oui, en général, je voyage par l’Anneau Ancestral, comme vous l’appelez, lui répondis-je
- Comment l’appelez-vous, vous ?
- Porte des Etoiles

Il resta un moment sans voix, il devait s’attendre à une autre réponse, peut être à Chappai, comme ça, il m’aurait pris pour un Goa’uld ou pour un Jaffa, si je l’avais appelé Anneau des Dieux, il m’aurait pris pour quelqu’un d’une autre planète…

- Êtes-vous seul ?
- Avant d’arriver sur votre planète, j’étais accompagné par trois autres personnes, mais j’ignore où elles sont actuellement

Il quitta la pièce un moment, puis revint accompagné de sa femme et de son enfant, le plus âgé. Elle tient des cordes dans ses mains. J’ai peur, vont-ils me pendre ? M’attacher dans la pièce pour que je ne m’échappe pas ?

***

Comme toujours, je déteste ces situations. Je me réveillai à nouveau, cette fois, ayant une douleur horrible à la base du crâne. Ils m’ont assommé, pourtant je n’ai rien vu venir. Je ne m’en souviens même plus. C’est à se demander si je n’ai pas des pertes de mémoire de temps en temps.

Couché au sol, face au mur, un mur de béton, en apparence il me semble. Je suis attaché, les mains dans le dos, et les pieds également. Il me semble que c’est avec la corde que la femme portait. J’essaye de bouger, mais j’ai le haut attaché avec le bas, je ne sais pas pourquoi ils m’ont attaché de la sorte, je ne leur ai pas fait de mal. A part s’ils considèrent mon intrusion dans leur maison comme étant un crime…

J’essaye de me relever, mais je n’y arrive pas. Il n’est pas question pour moi de me mettre sur le dos, avec l’état dans laquelle doit être ma jambe à l’heure actuelle, je ne me sens pas prêt à raviver cette douleur.

Quelque chose bouge dans la pièce où je suis, on s’approche de moi. Je ne peux pas voir qui c’est, ma nuque me fait tellement souffrir que je ne veux pas tourner la tête pour voir qui c’est. J’ai peur, mais je n’arriverais certainement pas à savoir qui c’est avant qu’il s’approche de moi et qu’il puisse enfin me toucher.

- Vous êtes conscient lieutenant ? me demande l’inconnu
- Oui
- Attendez, je vais vous détacher

Bizarre, je reconnais sa voix, je ne saurais dire qui c’est, mais je suis certain que c’est quelqu’un du SGC. Enfin quelqu’un que je connais, qui pourra peut être me dire où l’on est, ce qu’on fait ici et surtout comment on y est arrivé.

Cet inconnu mit quelques minutes à défaire les nombreux nœuds que la femme s’était empressée de faire le plus serré possible afin que je ne puisse pas me détacher tout seul. Une fois cette besogne enfin terminée, je pus me retourner, voir qui c’était. J’en eu un mouvement de recul tellement que je ne croyais ceci improbable, peut être étais-je entrain de rêver.
Debout à côté de moi, il y avait un homme de belle carrure, les cheveux en brosse, noirs, avec les yeux de la même couleur. Il était habillé de noir, tout comme moi, avec le symbole Earth sur l’épaule.

Dan Emmet, mon supérieur, Colonel au SGC…

Je le regardai sans rien dire pendant plusieurs minutes avant que celui-ci me pose une question :
- Comment sommes-nous arrivés là, Lieutenant ?
- Aucune idée, mon Colonel, je pensais que vous pourriez répondre à cette question.

Nous étions dans une pièce plutôt petite. Une prison, il y avait des barreaux sur la seule fenêtre qu’il y avait. La porte était en métal. Pas très grande à mon avis. Mais comme nous n’avions plus aucun matériel à notre disposition, nous aurions eu du mal à la faire sauter. Une prison comme sur Terre, des murs en béton, mais par contre nous ne pouvions pas voir ce qui se passait derrière la porte, il n’y avait aucune fenêtres.

- Vous savez pourquoi ils nous ont emmenés en prison ? demandais-je
- J’y suis depuis quelques jours, je pensais que vous étiez mort ou sur une autre planète lieutenant.
- Non, j’étais entrain de squatter une maison dans un village abandonné, et ensuite je me réveille ici, mon colonel.
- Où vous êtes vous réveillé la première fois ? Quand vous êtes arrivé sur la planète ? me demanda Emmet
- J’étais sur une montagne il me semble, couché dans la neige depuis quelques temps, parce que j’étais déjà trempe. Mon sac était au milieu d’une pente, à une centaine de mètres plus loin, lui répondis-je, et vous ?
- Pareil, exactement, mais j’ai rencontré presque immédiatement quelqu’un qui a essayé de me tuer, donc je me suis défendu. Malheureusement c’était un membre de leur peuple, je pense que c’est à cause de ça que nous sommes tous les deux dans cette prison. J’espère que les autres n’auront rien.

Je n’avais pas le courage de répondre. Je fermais les yeux et m’endormis presque aussi tôt. Pourtant j’avais bien dormi la nuit précédente et que je n’étais même pas fatigué.

***

J’ai dormi plusieurs heures avant que le colonel Emmet me secoue pour me réveiller. J’entendis des bruits de clé dans la serrure de la porte de la cellule. J’ouvris les yeux et un autre homme fut amené dans notre cellule. Les gardiens ne regardèrent pas l’endroit où ils le jetèrent, l’atterrissage fut douloureux pour moi. Encore un de la Terre, mais habillé avec des haillons, comme ceux que j’avais trouvé dans une des maisons. Cette fois c’était une des infirmières qui nous avait accompagnés sur la planète P5G-478. Elle était présente avec nous pour s’il y avait des problèmes médicaux au sein du peuple que nous avions à surveiller pendant les trois jours de la mission.
Pour une infirmière ce n’est pas habituel de faire mal à ses patients, cette pauvre malheureuse atterrit comme un sac de patates sur ma jambe blessée, m’irradiant de douleur tout le corps.

Je m’empressais de la pousser, en essayant de gémir le moins possible mais ce n’était pas encore gagné, la douleur était revenue, plus forte encore. J’espère que quand elle sera réveillée elle pourra faire quelque chose d’un peu mieux que le simple bandage et attelle que j’avais posée.

C’est à ce moment que le colonel Emmet remarqua que j’étais blessé.

- Qu’avez-vous fait, lieutenant ? me demanda-t-il
- Aucune idée, quand je me suis réveillé, elle était déjà comme ça. La neige était devenue rouge. J’ai fait mon maximum pour me soigner avec ce que j’avais. D’ailleurs, je ne sais pas ce qui s’est passé sur la planète précédente mais tout mon matériel de premier soin était à moitié utilisé. Dont la bouteille de désinfectant qui était à moitié vide.
- Je ne peux pas vous répondre, je ne me souviens de rien, me répondit-il, j’espère que Jordan pourra vous répondre

Jordan, j’avais oublié son nom. C’était une des premières fois que je la voyais. C’était une femme assez grande et mince. Une civile, non habituée à se faire enfermer dans des prisons. Mais c’était une belle femme, avec les cheveux bruns, longs jusqu’aux épaules, un peu frisés. Je ne pouvais pas voir ses yeux, ils étaient fermés, la pauvre femme était dans les pommes, couchée dans une position un peu bizarre depuis que je l’avais mise à côté de ma jambe.

***

Jordan refit surface au bout de vingt minutes. Elle était complètement déboussolée et stressée. Le colonel Emmet essayait vainement de la calmer. Peut être que soigner une blessure la calmerait un peu.

- Jordan, je vais avoir besoin de vous, lui dis-je
- P…pourquoi ?
- J’ai une blessure à soigner

________________________________________________


Pour tous ceux qui sont arrivés à la fin: la suite arrive bientôt! cheers
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